Il aura fallu attendre ce 8ième épisode pour apprendre enfin explicitement, comment sera géré le collier d’immunité. Il était temps ! D’un autre côté, on se doutait comment fonctionnerait le biniou : le collier révélé avant dépouillement annule les votes contre le porteur. Est alors éliminé celui qui recueille le plus de voix contre et non pas, comme le dira Denis, l’aventurier qui comptabilise le second plus grand nombre de vote (parce que l’aventurier qui présente le collier n’a pas forcément le plus grand nombre de voix contre) ! Vé Denis, on galèje. On avait compris ce dont au sujet duquel tu voulais dire …
Confort. Martin partage d’abord son gain avec Patricia. C’est un coup de cœur, un pur cadeau sans arrière pensée stratégique, une occasion unique de rencontrer la population locale, pour elle qui n’est jamais sortie de chez elle. Il abandonne ensuite son propre gain, à Florence, qui rêve aussi d’une telle rencontre.
Que faut-il en penser ?
Pour Florence, rien à dire. En tous cas, il n’y a pas de grossière faute dans ce choix. Sauf peut-être, que vu de l’extérieur, il y a fort à parier que Florence ne lui en sera d’aucune reconnaissance, le moment venu. Epidermique et instable, pas super « futée », comment pourrait- il en être autrement ? Pour elle, le jeu prime et ce n’est pas un cadeau qui y changera quoique ce soit.
Martin a privilégié le critère « découverte » à celui de l’alimentaire, qui lui aurait plutôt indiqué Olivier, par exemple, pour le récompenser de s’occuper du feu et du bois et en mauvaise position liée au manque prochain de riz
Par contre, son partage avec Patricia est un bien joli don, mais qui n’a pas du tout sa place à KL (si l’on n’a pas de visée stratégique et Martin s’en défend) ! Un partage ne doit JAMAIS concerner un ex-adversaire, surtout quand on s’oriente vers un génocide de couleur. D’abord parce qu’il s’agit d’un confort qui va rebooster un adversaire (alimentairement parlant). Ensuite parce qu’un tel choix induit inévitablement des doutes dans sa propre équipe et menace directement la cohésion du groupe, voir condamne à court terme celui qui l’a fait. Pire ici : il réunit de deux individus d’équipes différentes et qui pourraient bien se trouver d’autres affinités (elles que leur histoire personnelle rapproche déjà).
En résumé, si l’on ne souhaite pas officialiser une rupture (par stratégie ou affinité), un tel geste se résume à faire fi de 20 jours de lutte commune, méprise ses coéquipiers, redonne des forces et introduit un gros risque. Insensé !
Le choix de Martin est révélateur de son objectif. Il le dira explicitement : « … l’important est de montrer qu’on est capable, en se donnant à fond … ». Il s’éclate pour la performance, pour la beauté de la victoire, pas pour le gain. Une belle motivation s’il en est, mais qui ne laisse pas ou peu de place à la filouterie de quelqu’un qui sait qu’il lui faudra louvoyer pour arriver. Tout le contraire de Patricia en fait, qui n’a qu’un objectif (la récompense) et est prête à bien des choses pour y arriver.
Pour preuve, immédiatement ou presque, le choix de Martin divise ses compagnons. Virginie, qui est la plus intuitive, ne le « sent pas » et ne le comprend encore moins : récompenser un jaune !?! Le mot est lâché.
Plus « sport » que Virginie, Laurent reconnait que c’est un beau choix, mais qui le dérange, sans savoir ou vouloir exprimer clairement pourquoi.
Que dire enfin d’Olivier qui crève aussi la dalle et pour qui le riz est compté ?
Eh oui, Martin a fait un choix « contre nature ».
Pour les deux filles, la récompense est magique et le comportement sincère (un rien exagéré vu d’ici). Mais bon. Le courant est de toutes les façons très bien passé avec les locaux, à la vue des réactions de certains, dont un des membres de l’orchestre en particuliers.
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